Pierre Assouline, né à Casablanca le 17 avril 1953, est un journaliste français. Romancier, biographe, ancien responsable du magazine Lire et membre du comité de rédaction de la revue L'Histoire, il a notamment rédigé les biographies de Marcel Dassault, Simenon, Gaston Gallimard, Jean Jardin, Kahnweiler, Albert Londres ou encore Hergé.
Il a été chroniqueur pour plusieurs radios, dont France Culture, et journaliste, notamment pour Le Monde et Le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs milliers d'articles et presque autant de chroniques radio.
Les invités est son sixième roman, après notamment Double vie et Lutetia.
Les invités
Sophie du Vivier, dite Madamedu, organise des dîners, dans son riche appartement du 7e arrondissement, comme des oeuvres d'art. Rien n'est laissé au hasard. La maîtresse de maison mesure elle-même la distance séparant les assiettes des couverts, et ses archives lui permettent d'éviter les impairs, les doublons et les faux pas culinaires. Quand elle prépare son plan de table, elle sait qu'une erreur de placement peut vous valoir un ennemi pour la vie.
Ce soir-là, justement, un grain de sable va venir perturber "la machine à réceptions". La défection d'un invité enclenche le drame.
Dans l'urgence, faute de mieux, c'est la bonne - une Arabe de surcroît, portant un nom à coucher dehors - qui occupera la quatorzième place...
Pierre Assouline ne cesse de tourner autour de la table, pour nous offrir une savoureuse et cruelle galerie de portraits. Le cruel Assouline n'y va pas avec le dos de la cuillère. Par moments, il donne l'impression de forcer inutilement le trait. Les convives, à deux ou trois exceptions près, mériteraient d'être jetés par la fenêtre, alors que la charmante - trop charmante ? - Sonia, alias Oumelkheir Ben Saïd, nous éblouit par sa finesse. Elle n'est pas spécialiste du couscous, mais termine une thèse de doctorat à la Sorbonne sur un mouvement architectural assez complexe qui s'était épanoui en Europe au début du XVIIIe siècle...
Ce monde n'est pas le sien, mais, à force de l'observer, elle en connaît les codes et les usages. Ayant "le goût des autres", elle n'arrive pas à détester cette faune. Le titre du roman, qui paraissait bien banal, prend soudain une autre dimension.