L'homme qui m'aimait tout bas
En exergue de ce récit autobiographique, cette phrase de Montherlant : " Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil. "
Car ce livre est le dialogue qui n'a pas eu lieu entre un père, Michel Fottorino, et un fils, Eric - ou plutôt qui a eu lieu, mais sans passer par les mots. Michel Fottorino, apparu dans la vie d'Eric quand il avait neuf ans, n'était pas son père biologique. Il fut mieux que cela : un père adoptif, qui donnera jusqu'à son nom à ce petit garçon en quête d'identité comme l'était alors l'auteur, en même temps qu'un père adopté par l'enfant.
Entre cet homme pudique, renfermé, mais joyeux, et le gamin, la complicité, immédiate, s'exprimera surtout par les gestes, les activités partagées, comme la passion commune et communicative, du cyclisme.
Au-delà d'un hommage à ce père volontairement disparu en 2008, L'homme qui m'aimait tout bas est aussi une réflexion sur la filiation et sur la culpabilité personnelle " Qu'est-ce que j'aurais dû, ou pu, dire et faire pour empêcher son suicide ? ". Et surtout c'est un chant de vie à travers le portrait d'un homme courageux, décidé, volontaire. Un homme libre, tout simplement.
Eric FOTTORINO né le 26 août 1960 à Nice, est un journaliste et écrivain français.
Après avoir été grand reporter au quotidien Le Monde, en être devenu rédacteur en chef puis le directeur de publication, il est nommé président du directoire du groupe La Vie-Le Monde en janvier 2008.
Éric Fottorino est également connu comme romancier et comme essayiste, ayant reçu un grand nombre de prix pour son œuvre, et notamment le Prix Europe 1 et le Prix des Bibliothécaires pour “Un territoire fragile” (2000), le Prix François Mauriac de l'Académie Française (prix annuel de littérature créé en 1994) pour “Caresse de rouge” (2004) et le Prix Femina pour “Baisers de cinéma” (2007).